L’association Institut Carmen-Sylva est née en 1992 avec pour principal objectif la promotion des échanges culturels et artistiques franco-roumains.
Naguère terre d’élection de la francophonie, la Roumanie tenue à l’écart de ce mouvement sous le régime communiste dès 1947 n’a retrouvé sa liberté politique et culturelle qu’en 1989 lors de la révolution médiatique, consécutive à la chute de la dictature de CEAUSESCO.
Au début des années 90, la reprise des contacts de ce pays avec l’Occident et la francophonie avait créé un climat favorable au travail des associations, complément indispensable des accords institutionnels entre états.
Du coup, l’Institut Carmen-Sylva est né grâce à l’initiative spontanée d’intellectuels et d’artistes franco-roumains. Symboliquement, le nom de Carmen Sylva évoque l’œuvre littéraire et poétique d’une reine de Roumanie, qui a été publiée en français. À notre époque, c’est le cas pour des écrivains ou philosophes comme Mircea Eliade, Eugène Ionesco ou Cioran.
L’idée de l’association était de relancer le rapprochement entre les deux cultures, et de faire revenir les Roumains dans l’univers de la francophonie.
Au-delà de cet objectif spécifique, l’association s’est beaucoup investie dans les échanges culturels et artistiques franco-libanais à partir de 1998 et tout au long des années 2000.
L’importance de ces actions, leur élargissement au Proche-Orient et bientôt au continent africain, légitime le fait que l’Institut Carmen-Sylva s’appelle désormais depuis 2003 l’Institut pour le Dialogue des Cultures , et qu’il se veut une illustration concrète sur le terrain de ce mouvement francophone qui – parti de la défense de notre langue et de notre culture – propose aujourd’hui une alternative à la globalisation, et à un autre modèle de société.